❤ Contrer l'ennui par du co-schooling avec mon collégien ❤

Camping viotterie mayenne 1

Depuis une dizaine de jours, la vie est plus compliquée pour mon collégien qui est en 5e.
Le soir, il rentre et se renferme dans un mutisme avant de pleurer, car il ne veut plus aller au collège.

Au départ, j'ai pensé que cela était dû à un souci avec des camarades puis au fil des discussions, il m'a avoué s'ennuyer en classe.
Si on ajoute à cet ennui, une grosse fatigue et l'adolescence, nous avons un combo parfait pour être face à un refus d'aller au collège.
Alors, tous les matins, je le motive par des mots à prendre le chemin du collège, car je sais qu'il adore ses camarades et ses professeurs.
Il se rend compte que ses professeurs font de leur mieux pour rendre les cours attractifs, mais il y a quelque chose qui ne fonctionne pas avec lui alors qu'il adore apprendre.
Bref, c'est paradoxal, il aime le collège, mais n'est plus très motivé à y aller.

S'ennuyer en classe ne signifie pas être premier de la classe.
Cela signifie que l'on reste sur des acquis, qu'on ne cherche pas à aller plus loin dans ses connaissances car on pense déjà savoir et qu'on ne voit pas l'intérêt de réapprendre.
Que l'enfant devient un robot qui va en classe avec son sourire, écoute plus ou moins les cours puis rentrer chez lui le soir sans avoir envie de réviser puisque cela lui rappelle cet ennui.

 
S'ennuyer en classe, ne signifie pas être le dernier de la classe.
Car l'enfant écoute partiellement mais suffisamment pour que cet ennui ne se voit pas et dans le cas de mon fils, participe énormément à l'oral car il y a un échange avec le professeur mais à l'écrit, cette motivation disparaît plus ou moins car l'élève ne voit pas forcément l'intérêt de l'écrit.
 
Puis hier, j'ai reçu le bulletin scolaire de mon fils qui pointe le fait qu'il reste sur ses acquis et que son travail personnel devait être plus rigoureux.
Je vais être honnête, j'ai moi-même pointé du doigt aux professeurs qu'il restait sur ses acquis mais j'ai aussi précisé qu'il s'ennuyait de plus en plus au fil de ce trimestre, qu'il ne voyait pas l'intérêt d'apprendre plus et que la pédagogie n'était pas la bonne avec lui.
J'ai donc trouvé ce bulletin un peu rude surtout pour un enfant qui traîne déjà des pieds pour aller au collège mais avec 13,68 de moyenne générale, pour ma part, je l'ai tout de même félicité car il aurait pu totalement décrocher face à la démotivation.
 
Après une ultime discussion avec lui, je me suis aussi aperçu qu'il enviait un peu ses sœurs qui font encore l'instruction en famille et pour autant, il ne souhaite pas revenir en ief pour le moment.
Bref, son cœur balance et ne sachant pas quelle voie choisir, j'ai pris la décision de faire du co-schooling avec lui à partir de la semaine prochaine afin de ne pas voir ses notes fondre comme neige au soleil.
 
J'avoue que cette idée ne m'enchante pas car entre l'instruction de mes filles et mon travail, je n'ai presque plus de temps pour dormir. ^^
J'avoue aussi qu'en le scolarisant dans un collège privé, j'avais imaginé ne pas avoir à faire un jour du co-schooling avec lui mais il faut se rendre à l'évidence, mon fils ne s'adaptera jamais au cours basique puisque j'ai vécu exactement la même chose avec lui quand il était en primaire et au collège, j'étais exactement comme mon fils.
 
Par conséquent, le co-schooling est comme une évidence pour son cas.
Il faut que je l'aide à mettre sur papier toutes ses idées puisque sa lacune est à l'écrit.
Je vais devoir reprendre tous ses cours, les revoir avec lui pour certains mais en optant pour une méthode plus ludique puis les transformer pour les autres en carte de mémorisation.
Pour les langues, je vais lui donner une place de pédagogue en lui proposant d'enseigner à ses sœurs ses langues afin qu'en instruisant, ils réapprennent. (le jeu de la maîtresse est une méthode qui fonctionne plutôt bien pour mémoriser).

Je sais que faire du co-schooling va me prendre un temps fou mais c'est mon rôle de parent d'aider mon enfant.


Mais je me demande tout de même comment font les parents qui ne travaillent pas de chez eux pour pouvoir aider des enfants qui sont comme mon fils à ne pas rester sur leurs acquis et à ne pas s'ennuyer en classe.


Ps : je n'accepterais aucun commentaire désobligeant envers les professeurs de mon fils, ils font de leur mieux, je pense, pour produire des cours motivant avec les moyens et le temps qu'ils ont.
Ps1 : oui il est suspecté d'être un enfant précoce comme sa petite sœur (qui elle est testée) et je songe à demander à le faire tester directement via la psy scolaire de son établissement
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Décembre ief collège annee 2018 co-schooling homeschooling

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Commentaires (2)

Akila
  • 1. Akila | 21/12/2018
Bonsoir, j espère que ce souci sera passagé et que ton fils retrouvera du sens dans ses apprentissages au collège. Je pense qu'il ne faudrait pas qu il est en plus des cours maison j ai peur qu il soit trop chargé et qu il décroche complètement. La maison est une soupape pour qu'il décompresse.
Amicalement.
ourlittlefamily
  • ourlittlefamily (site web) | 26/12/2018
je suis d'accord avec toi Akila mais malheureusement c'est le collège qui demande un meilleur travail personnel donc je dois tout refaire avec lui pour qu'il est de bonne base et une meilleure méthodologie de travail.

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